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Fugitive Data

Exhibition Collective de Peintres Numériques

Interview (extrait) paru dans le magazine Fugitive Data #1.

FD : A un mois près, pouvez-vous dater le moment où vous avez réalisé que la création était quelque chose que vous deviez absolument faire? MF : Depuis mon enfance , en fait…J'ai passé des heures et des heures à chanter  et danser dans ma chambre, à faire mes shows...Le dessin était là, en sourdine...Une quinzaine d'années en arrière , j'ai commencé à faire des collages Puis est venu le temps des shows transformistes… De 2005 à 2008. Une façon de renouer avec mes shows d'enfant. Un frustration, cependant, le playback...Bien après le début d'un «  gros pas bien du tout », j'ai commencé à prendre des photos, à les travailler. M'en servir de baser pour créer des dessins à l'ordinateur. Murs délabrés , vieillis, affiches déchirées etc… Utilisation de logiciels comme Photofiltre, Picasa. Puis évidemment Photoshop.J'a testé aussi les pastels, le fusain, aquarelles, acrylique, encres… De fil en aiguille, j 'ai compris que je pouvais me permettre de mélanger tout ça à l’ordinateur... Pour tenter d'exprimer  des choses venant du fond de moi.
FD : Pourquoi faites-vous toujours de l'art?MF : L'art a toujours fait partie de ma vie. La musique, la danse, le chant.Exister, la seule façon pour moi, de dire, de me dire. Communiquer. Globalement , exprimer un mal être. Dire ce qui ne se dit pas avec les mots. Une sorte de thérapie.Une façon aussi, d'attirer le regard, de me sentir vivant, de conjurer la réalité. Trouver d'autres réalités. Fouiller au fond de l'âme, le sens, le non sens… La souffrance. Exprimer les émotions.

MICHEL FERRAND